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Ce que sont, et ne sont pas, les incitations

Ou comment éviter les contresens courants à leur propos dans les raisonnements sceptiques

12 min. de lecture
Ce que sont, et ne sont pas, les incitations

Depuis plusieurs articles déjà, je présente le concept d’incitations – et ce qu’il peut apporter à la boîte à outils sceptique. La plupart de ces articles présentent ce que sont les incitations. Dans celui-ci, je vais aborder ce que ne sont pas les incitations, et les contresens à éviter à leur sujet si on veut utiliser correctement le concept.

En bref

La section En bref vous propose un résumé du contenu de l’article. Très utile si vous n’avez pas le temps de le lire en entier, ou si vous souhaitez en scanner le contenu.

  • Une incitation n’est jamais déterministe. Une incitation consiste en une modification des probabilités de choisir une alternative plutôt qu’une autre.
  • Une incitation n’est pas un concept psychologique. La théorie des incitations ne décrit pas les mécanismes psychologiques avec lesquels les humains prennent leurs décisions.
  • Dans une même situation, les incitations individuelles peuvent être (très) différentes
  • Pour autant, et comme souvent avec les sciences humaines et sociales : bien que le concept d’incitation soit un concept qui explique les comportements individuels, ce qui en général nous intéresse est de comprendre les comportements collectifs, le comportement “moyen”
  • Le concept d’incitation étudie les choix libres. Les “choix” faits sous la contrainte, par exemple sous la menace de la violence, n’entrent pas vraiment dans la liste des phénomènes que ce concept a pour ambition d’étudier.
  • Une incitation est un concept positif – qui dit ce qui est. Il ne s’agit pas d’un concept normatif – qui dit ce qui pourrait ou devrait être.
  • Agir selon ses incitations, surtout lorsqu’elles sont très fortes, n’est pas forcément “mal”
  • Il faut faire attention à ne pas utiliser nos jugements pour produire des explications
  • Le rasoir d’Ockham ne permet pas de dire si un argument est vrai ou faux. Les incitations, non plus. Par contre, elles nous permettent de fixer le degré de méfiance avec lequel il faut prendre un argument – et ensuite décider si on peut le croire tel quel ou s’il faut le vérifier.
  • Un certain nombre de vidéastes et de vulgarisateurs francophones utilisent le terme incentive. C’est la traduction anglaise d’incitation. Mais les économistes francophones parlent bien “d’incitations”. Et il me semble que c’est important que les vulgarisateurs utilisent le même jargon scientifique que celui des scientifiques. Donc s’il vous plaît : utilisez incitation, pas incentive.
  • Deux autres articles viendront terminer cette série sur les incitations. Le prochain sera un guide pratique pour bien utiliser le concept, et le dernier une application aux arguments venant des militant.e.s. N’hésitez pas à vous abonner gratuitement pour ne pas les manquer – ni les suivants !

Une incitation n'est jamais déterministe

Le non-déterminisme des incitations ne leur est pas spécifique. C’est en fait une caractéristique courante de nombreux concepts en sciences humaines et sociales : ce sont des concepts probabilistes.

Pour ce qui est des incitations, ça n'est pas parce qu'un agent économique a une incitation à faire quelque chose qu'il ou elle fera nécessairement la chose en question. Pour commencer, les incitations ne sont pas des contraintes. On doit pouvoir ne pas les suivre. Ensuite, il ne s’agit pas de “manipulations” qui utilisent nos biais cognitifs pour nous faire prendre une décision plutôt qu’une autre – on parle plutôt de nudges. Enfin, et surtout, les incitations changent la probabilité qu’une certaine décision soit prise plutôt qu’une autre.

Par exemple, une amende élevée en cas d’excès de vitesse est une incitation à respecter la limitation de vitesse. Déjà, parce qu’il ne s’agit pas d’une contrainte : il reste tout à fait possible de conduire au-dessus de la vitesse – au risque de recevoir une amende. Ensuite, parce qu’aucun biais cognitif n’est manipulé avec une amende. Enfin, cette amende réduit la probabilité que les gens commettent un excès de vitesse car la plupart vont préférer ne pas prendre le risque de payer l’amende – et ils vont donc rouler à la vitesse maximale autorisée. Mais cela ne veut pas dire que tout le monde respectera la limitation de vitesse. Il y aura en moyenne moins d’excès de vitesse.

Il faut donc être très prudent et ne pas interpréter une incitation comme une prédiction certaine. D'une certaine manière, une incitation est une indication des raisons qui pousse la personne à agir de la manière dont elle agit, ou du comportement qu’elle pourrait avoir dans une situation donnée.

Une incitation n’est pas de la psychologie

Vu de loin, on peut se dire que la science économique, en tant que science du choix, ressemble à la psychologie. Et dans une certaine mesure, il y a effectivement des similitudes – en particulier depuis l’émergence de l’économie comportementale, qui se situe à l’intersection entre les deux disciplines. Mais dans une certaine mesure seulement. La science économique et la psychologie restent deux disciplines (très) différentes.

Le concept d’incitation n’est ainsi pas un concept psychologique. Comme je le disais dans ce précédent article, le concept d’incitation (comme beaucoup de concepts en science économique) ne prétend pas être ontologique – il ne prétend pas être une description “réaliste” des “véritables” mécanismes derrière les phénomènes que l’on étudie grâce à lui. Il ne prétend pas être une description réaliste de la manière dont nous prenons nos décisions. Il s’agit simplement d’une manière de modéliser où se situe l’intérêt des un.e.s et des autres.

Pour vous convaincre qu’une incitation n’est pas un concept psychologique, d’un point de vue conceptuel il est tout à fait possible de bâtir des modèles théoriques qui formalisent les incitations des animaux, voire même des plantes. Une plante a intérêt à chercher le soleil – parce que c’est grâce à ce dernier qu’elle se développe et survit. Elle est donc incitée à suivre des stratégies de développement qui maximisent son exposition au soleil, ou encore qui maximisent l’usage qu’elle fait du peu de soleil qu’elle reçoit. Comme vous le voyez, il n’y a rien de psychologique dans cette analyse.

Une incitation est souvent individuelle…

Dans une même situation, il est possible que les incitations diffèrent d’une personne à l’autre. Parce que leurs histoires ne sont pas les mêmes. Parce que leurs choix passés ne sont pas les mêmes. Et ainsi de suite. Tout simplement parce que leurs intérêts ne sont pas forcément les mêmes.

Imaginons un débat entre un journaliste d’un grand média national dont l’opposition aux pesticides est connue et documentée, et un vulgarisateur sceptique qui diffuse l’état des connaissances scientifiques sur les pesticides et l’agriculture. La situation est en apparence identique pour les deux personnes : elles discutent du même sujet scientifique, dans un format qui ne favorise personne en particulier. Pourtant, leurs incitations à utiliser certains arguments sont très différentes. Le journaliste s’est construit une audience parmi les opposants aux pesticides. S’il commence à utiliser des arguments trop favorables aux pesticides, cette audience pourra se retourner contre lui. Ne plus le suivre sur Twitter. Ne plus acheter ses ouvrages. Peut-être veut-il lui-même croire en les dangers des pesticides. Pour toutes ces raisons, il est incité à utiliser des arguments défavorables aux pesticides. Il est incité à présenter certains arguments comme défavorables, ou à ne présenter que ceux qui sont défavorables en oubliant ceux qui sont favorables – et ce même si les arguments défavorables ne sont pas représentatifs de la littérature scientifique sur les pesticides.

Du côté du vulgarisateur sceptique, les incitations sont différentes. Il sait que s’il dit des choses fausses sur les pesticides, il se fera reprendre par d’autres sceptiques compétents sur les mêmes sujets que lui. Pour son image, comme pour sa tranquillité, il a donc intérêt à être prudent dans ce qu’il dit. Comme il est sans doute bénévole, et donc animé à la fois par des gains non-monétaires et sans doute aussi par des motivations altruistes, il dérive très certainement de la satisfaction à diffuser les connaissances scientifiques pour ce qu’elles sont. Il n’a donc pas d’intérêt particulier, ni à défendre, ni à critiquer, les pesticides. Une incitation plus négative est qu’il sait qu’une partie de la communauté sceptique aime les joutes. Cela peut l’inciter à être plus agressif qu’il ne le faudrait avec ce journaliste. Parce qu’il sait que ça sera (malheureusement, d’après moi) bien reçu par une partie de la communauté, surtout si le débat a lieu à la télévision – ou dans un cadre de grande visibilité médiatique qui rend les attaques très spectaculaires. Et comme il ne touche rien de son activité de vulgarisation, il peut être attiré par ce genre de gain symbolique non-monétaire.

Quelque soit le jugement que l’on porte sur les incitations rencontrées par le journaliste et le vulgarisateur (et leurs positions sur les pesticides), il est clair qu’elles sont très différentes.

…sauf quand elle ne l’est pas

Bien qu’étant souvent individuelles, les incitations rencontrées par des individus différents peuvent être très proches – voire identiques. C’est en particulier le cas lorsqu’il y a un biais de sélection à l’œuvre. Par exemple, les personnes qui se spécialisent dans la “critique” (souvent fallacieuse) de la science économique dans les médias : il s’agit le plus souvent soit de militant.e.s convaincu.e.s par leurs sophismes, soit d’universitaires qui se construisent une carrière médiatique à peu de frais. Et souvent, c’est un peu les deux en même temps. Pourquoi ces profils-là ? Sans doute parce qu’ils donnent une forme d’avantage comparatif. Mais ce qui compte ici est que comme les profils sont très proches, les incitations à continuer à utiliser des critiques fallacieuses contre la science économique sont sans doute elles aussi très proches.

Plus généralement, les sciences humaines et sociales, dont fait partie la science économique, s’intéressent en priorité aux comportements collectifs. Y compris lorsqu’elles mobilisent des concepts qui, en apparence, décrivent des comportements individuels – comme le concept d’incitations. Ce qui intéresse les économistes, ça n’est pas tellement de savoir quelle est l’incitation de M. X qui a fait ses courses lundi dernier à 17h30 à Sarreguemines, ou de Mme Y quand elle présidait sa dernière réunion de direction sur Zoom le mois dernier. Ce qui intéresse les économistes, c’est plutôt de savoir comment en moyenne les incitations vont évoluer si telle institution est changée, si telle décision de politique publique ou managériale est prise, et ainsi de suite. Pour dire les choses autrement, même si le concept décrit en apparence un comportement individuel, ce qui nous intéresse est le comportement agrégé, collectif ou “moyen”.

Attention cependant à ne pas conclure que les concepts probabilistes comme les incitations n’expliquent jamais un comportement individuel précis : si l'incitation augmente la probabilité que l'on observe un certain comportement, alors il est tout à fait raisonnable de se dire qu'un comportement individuel qui colle à la prédiction soit effectivement dû auxdites incitations. Mais même une probabilité de 90% laisse une marge d’erreur substantielle. Prendriez-vous un avion qui a 1 chance sur 10 de ne pas arriver à destination ? Personnellement, non.

Sans choix libre, pas (vraiment) d’incitation

Cette section est issue d’échanges que j’ai eu avec certains d’entre vous par email suite à certains précédents articles. Pour que le concept d’incitation ait un sens, il faut que l’agent économique soit en mesure de faire un véritable choix, c’est-à-dire que les deux (ou plus) alternatives qui se présentent à lui ou elle soient raisonnables. C’est en tout cas pour étudier des choix “libres” de ce type que le concept a été développé.

Un “choix” où au moins l’une des alternatives est déraisonnable peut sans doute s’analyser avec la théorie des incitations, mais ça risque de ne pas être très intéressant. Par exemple, si un criminel me donne le “choix” de me tuer avec son arme à feu ou de lui donner mon portefeuille. Ai-je vraiment le “choix” ici ? Sachant que l’une des alternatives a un coût virtuellement infini si je décide de la choisir ?

À ce propos, il faut faire attention à ne pas “réfuter” des théories ou des concepts sur la base d’exemples que ces dernières n’ont pas été conçues pour expliquer. La relativité générale n’explique pas ce qu’il se passe à l’intérieur des trous noirs, mais la relativité générale n’a pas été conçue pour fournir ce genre d’explications. Difficile de conclure que cette incapacité serait une “réfutation”, puisque c’est en dehors de ses objectifs initiaux. Souvent, un exemple mal expliqué par une théorie n’est pas tellement la preuve que la théorie est fausse, mais plutôt que l’on est aux limites de sa capacité explicative – et qu’il faut en développer une nouvelle, non pas à la place mais en plus.

Une incitation est positive, pas normative

En science économique, on distingue les arguments positifs des arguments normatifs. Les arguments positifs sont les arguments qui décrivent la réalité, qui disent ce qui est. Ils ne portent pas de jugement – même s’ils peuvent être forgés par les biais des scientifiques qui en sont à l’origine, mais il faudra une série d’articles pour aborder cette question riche et compliquée (et ô surprise, j’ai prévu d’écrire une telle série). Les arguments normatifs, eux, sont les arguments qui disent ce qui pourrait être. Et, parfois, ce qui devrait être. Ce qui implique, parfois mais pas systématiquement, une forme de jugement de valeur.

Les incitations sont un concept positif. Quand je dis “X a une incitation à faire ceci”, ça n’est pas un jugement de valeur. Ça n’est pas un argument sur ce qui pourrait être ou devrait être. Il s’agit seulement d’une description – un fait, en un sens.

Néanmoins, la frontière entre le positif et le normatif n’est pas (du tout) étanche. En plus des biais dont je parlais plus haut, il est possible (et sans doute même souhaitable) de construire un argument normatif à partir d’arguments positifs. En d’autres termes, construire un argumentaire politique, moral et/ou idéologique à partir de résultats solides – plutôt qu’à partir de croyances. Par exemple : chacun aura son opinion sur l’électricité d’origine nucléaire. Mais qu’on le veuille ou non, le nucléaire est une énergie à faibles émissions de CO2 et qui occupe peu de surface au sol. “Il faut développer/ne pas développer le nucléaire” est un argument normatif. “Le nucléaire émet peu de CO2 et occupe peu de surface” est un argument positif. Et quelque soit notre opinion sur l’argument normatif, l’argument positif restera vrai – et ce même si vous parvenez à vous convaincre du contraire.

Agir selon ses incitations n’est pas (toujours) mal

Les incitations étant des arguments positifs, il faut faire attention me semble-t-il à ne pas en tirer de jugements de valeur trop hâtifs lorsque quelqu’un agit selon ses incitations. Si je suis incité à faire quelque chose de “mal”, est-ce vraiment de ma faute si je décide de suivre mon incitation ? En particulier, lorsqu’elle est très forte ?

Il s’agit bien évidemment là d’une question morale, plutôt que scientifique. Contrairement aux arguments scientifiques, que l’on peut objectivement hiérarchiser selon leur capacité à expliquer la réalité empirique, les arguments moraux sont fondamentalement subjectifs – et donc impossibles à hiérarchiser. “Votre opinion morale est fausse” est un argument qui n’a littéralement aucun sens. Mais il reste possible (et dans de nombreux cas, souhaitable) de discuter les questions morales.

J’aimerais notamment faire une petite mise en garde. Je constate souvent, dans les échanges entre sceptiques, une confusion à mon sens problématique entre la compréhension de la situation et le jugement de valeur à porter sur la situation en question. Je ne dis pas qu’il ne faut pas porter de jugements de valeur. Je dis plutôt qu’il faut faire attention à ne pas utiliser nos jugements pour produire des explications. Si on confond ce qui est avec ce qui devrait être (ou, souvent, ce qui ne devrait pas être), c’est une quasi-assurance de se rater complètement.

Rasoir d’Ockham et incitations

Le rasoir d’Ockham nous dit qu’en l’absence d’explication, il faut préférer les hypothèses les plus simples aux hypothèses les plus compliquées. L’une des limites de ce rasoir est qu’il ne permet pas de dire si ces différentes hypothèses sont vraies ou fausses. Au mieux, sans doute dit-il qu’une hypothèse compliquée a une probabilité plus faible d’être vraie qu’une hypothèse simple. Mais une probabilité n’est pas une certitude. Et comme les incitations sont probabilistes, elles ont aussi cette limite.

Comme je l’expliquais dans le premier article, en analysant les incitations des parties prenantes d’un débat, on peut fixer plus précisément notre curseur de confiance face aux arguments utilisés par ces parties prenantes – et ainsi décider s’il faut croire, ou s’il faut vérifier, les arguments en question. Un journaliste opposé aux pesticides qui présente un article scientifique qui prétend montrer la nocivité des pesticides, je vais me méfier. Il est sans doute plus prudent que je vérifie par moi-même que l’article scientifique cité par le journaliste conclut effectivement à une nocivité des pesticides. Mais cette analyse des incitations du journaliste ne me permet pas de savoir si l’argument qu’il utilise est vrai ou faux. Et ça n’est pas parce qu’il a un intérêt à présenter les résultats sous un angle qui l’arrange qu’il va forcément les présenter sous un angle qui l’arrange. Une fois encore, une incitation est probabiliste – pas déterministe.

Les incitations, comme le rasoir d’Ockham, sont des guides, elles donnent une direction. À la différence, peut-être, que contrairement au rasoir d’Ockham, les incitations sont 1) un concept très bien établi, à la fois théoriquement et empiriquement 2) un concept scientifique plutôt qu’un concept épistémique.

“Incitation”, pas “incentive”

J’ai déjà entendu des vulgarisateurs utiliser le terme d’incentive. Alors oui, incentive est le terme anglais pour “incitation”. Mais quiconque ouvre n’importe quel manuel ou article de recherche d’économie francophone verra que le terme utilisé est celui “d’incitation”. Et ce, depuis des décennies. Je n’ai littéralement jamais entendu un économiste francophone utiliser incentive, et je fréquente des économistes francophones depuis plus de quinze ans maintenant !

Je n’ai pas d’attachement particulier à l’usage du français. Il ne s’agit pas d’une question de principe. Il s’agit plutôt d’une question d’utiliser le bon jargon scientifique – ce qui me semble être un point important lorsque l’on fait de la vulgarisation. Si quelqu’un qui regarde ou lit ce contenu de vulgarisation ouvre un manuel ou article de recherche d’économie, voit le terme “incitation” et ne réalise pas que c’est en fait la même chose qu’incentive, n’est-ce pas l’illustration d’une vulgarisation scientifique qui a échoué ?

Donc s'il vous plaît : utilisez “incitation”, pas incentive.

Suivez le guide

Vous avez peut-être remarqué que les articles que je publie depuis le lancement du reboot il y a maintenant un mois (déjà !) forment une série sur les incitations et le scepticisme – que vous pouvez retrouver par ici. J’ai prévu d’en publier deux autres, avant d’entamer un autre cycle d’articles gratuits. L’article de jeudi prochain sera un guide pratique pour utiliser concrètement et correctement le concept d’incitations dans un raisonnement sceptique. Et le dernier de la série sera une application à la confiance qu’il faut accorder (ou ne pas accorder) aux arguments qui viennent de militant.e.s – un sujet qui agite beaucoup la communauté sceptique.

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